« Le regard posé sur moi » partagé par Jérôme

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Le regard des autres a un impact décisif sur la manière dont nous nous percevons. Il influe sur notre jugement, et peut même le fausser si on lui accorde trop d’importance. Il est parfois difficile à assumer, et peut même être effrayant.

Bien que notre société nous incite en permanence à ne pas s’en soucier, oublier le regard des autres semble plus facile à dire qu’à faire ! Mais pourquoi nous fait-il si peur ? Et comment surmonter ses craintes ? L’enfer, c’est les autres.  Même imaginer ce qu’ils pourraient penser de nous peut être une source de stress qui nous empêche d’être nous-mêmes.  Il serait bien illusoire de croire que nous pouvons nous détacher totalement de ce que les autres pensent de nous. 

Nous vivons sous le regard des autres. 

Nous ne pouvons pas empêcher les gens de penser ce qu’ils pensent en général et ce qu’ils pensent de nous en particulier.
La seule chose que nous pouvons faire est de nous en détacher le plus possible. Ce processus est difficile tant nous avons été conditionnés à puiser notre valeur à travers le regard de l’autre, à commencer par celui de nos parents. 

Et pour peu que nous ayons eu des parents perfectionnistes qui ne nous laissaient pas le droit à l’erreur ou nous critiquaient sans cesse, il y’a fort à parier que nous ayons intériorisé ce « critique intérieur ».
Mais nous avons une bonne nouvelle pour vous : oui, il est possible de se libérer du jugement des autres. 

Pour cela, il est nécessaire de passer par trois étapes :
Voici comment ne plus jamais souffrir du regard d’autrui.
La première étape consiste à comprendre le principe suivant : le jugement de l’autre ne me définit pas en tant que personne.
Je peux me tromper, le jugement sur mes erreurs ne remettra pas en cause ma valeur profonde mais seulement certaines actions que j’ai menées. 

Je peux même parfois avoir des comportements « pas gentils » ou lâches, cela ne fait pas de moi un « vrai » méchant. Ce jugement peut même être une projection de l’autre sur moi. Lorsqu’on me juge, ce que je dois surtout entendre, c’est que l’autre cherche à se rassurer sur sa propre valeur. Apprenons à entendre la mélodie plutôt qu’à écouter les paroles. 

La petite voix du jugement de l’autre est la même qui nous susurre intérieurement les « douces » critiques sur nous-même: « tu n’es pas assez ceci », « t’es nul ou quoi! », « tu n’y arriveras jamais », « tu aurais dû faire ça », etc…
La deuxième étape consiste à accepter que le jugement négatif (parfois même positif) engendre chez moi des émotions négatives.
Ces émotions négatives qui reviennent le plus souvent sont la honte et la culpabilité: peur du ridicule, culpabilité de ne pas être celui ou celle que les autres attendaient, peur de décevoir, peur de ne pas être aimé tel que l’on est, etc…

Or les émotions sont un mouvement qui nous traversent, donc si nous les acceptons comme étant passagères et que nous ne nous y accrochons pas, elles ne s’accumulent pas et nous ne ressentons plus de pression. 

Elles passent comme le train des injures sur les rails de mon indifférence.
La troisième étape pour se libérer de la peur du jugement des autres consiste à arrêter de porter des jugements sur l’autre.
En nous entraînant à être indulgent, tolérant, à comprendre les causes d’un comportement ou d’une attitude, nous nous libérons de la peur d’être jugé et critiqué. 

Pourquoi ? Parce que c’est une question d’effet miroir. Si je pense que le système fonctionne sur le principe que tout le monde se critique, j’y participe et je redoute la réciproque.
Si, au contraire, je cherche à comprendre l’autre avant de le juger, je me rends compte qu’il existe des personnes qui sont dans cette dynamique positive. L’on ne connaît jamais vraiment une personne avant d’avoir essayé de comprendre son histoire et les causes qui la poussent à être et agir de telle ou telle façon.
Petit exercice de compréhension constructive.

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