Les meilleures choses n’ont pas de fin

Nous sommes cinq à être partis en train de Paris. Nous nous sommes rendus aux Journées du Sanctuaire de Lourdes. Toute l’équipe de coordination sauf Bruno et Eli (à cause de leur travail) avec Gino en plus pour m’aider (Gwen) avec mon fauteuil.

Durant ces trois jours, beaucoup de directeurs de pèlerinage viennent chercher des nouvelles idées pour leur prochain séjour. La Fraternité de la Beauté de Job se devait d’y être. Pour se faire connaitre et proposer nos services. Il nous fallait une plaquette explicative. Munis de celle-ci, nous étions prêts.

Nous avons eu de bons contacts.

Le deuxième jour,  je n’ai pas assisté à la messe Internationale à Pie X, car je n’aime pas aller sous terre. Cela a permis à Martine Dialho (d’Office Chrétien des personnes Handicapées.) accompagnée de David Torchala (directeur du service communication du sanctuaire) de pouvoir me demander si je voulais bien être la personne malade qui précéderait Monseigneur Ribadeau-Dumas… Car celui-ci ne voulait pas être le premier, pour la 30ième journée mondiale du malade à pouvoir toucher de nouveau le Rocher après deux ans de fermeture de la Grotte au public.

Je n’ai pas tout de suite répondu, dans ma tête j’avais pleins de questions : Qu’est ce que j’ai fait pour mériter ça ? Pourquoi moi ? Peut-on refuser une chose pareille ?….

J’ai dit oui. Oui je veux le faire et il n’y a rien qui m’empêchera. Donc David m’a expliqué le déroulement. En attendant, je suis allée voir la retransmission de la messe au presbytère à côté de la Grotte.

A l’heure prévue, on est venu me chercher. Les prêtres sont arrivés en procession et après une prière à Marie, Monseigneur Olivier Ribadeau-Dumas a annoncé la réouverture du passage au Rocher de Massabielle.

D’abord j’effleure le rocher, puis pour mieux ressentir je pose la main. Je la presse fortement. Qu’il est bon de refaire ce geste tant aimé, que son soutien et sa force m’ont manqué. Je pense tout d’abord à mes proches. Ensuite à la Fraternité de la Beauté de Job avec laquelle je suis à Lourdes, puis aux personnes qui mon permis de vivre ce moment de grâce que je vis.
Quand on arrive vers la source mon esprit fait comme une volte-face : les autres pèlerins allaient pouvoir revenir dans ce lieu mythique. Ces personnes qui pourront revenir prier, implorer Marie, s’agenouiller (comme la petite Bernadette l’a fait pour gratter la terre et trouver la source)

Au plus profond de cette grotte se sentir protégé par la masse de roc noir qu’on peut de nouveau frôler, caresser…

Déjà la sortie, le journaliste est en face. Moi et les photographes aussi. Nous sommes sous une petite pluie.

Monseigneur Ribadeau-Dumas m’a demandé ce que je voulais faire et si je restais là. J’ai juste répondu « Oui, j’attends les autres membres de la Fraternité de la Beauté de Job ». Mgr Olivier Ribadeau-Dumas est un homme qui m’impressionne.

Je me suis retrouvée sous la pluie, face à Marie que j’ai remercié et je lui ai dit que je suis « fière » d’avoir osé dire oui. Bibie, Sarah et les autres sont arrivés. Eux ont eu le droit à un vrai sourire car avec le temps, la pression était retombée.  

Les meilleures choses ne finissent pas, puisque j’y repense souvent avec le même plaisir.

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