Solide comme un roc, Géant, je veille
Solide comme un roc, géant je veille.
Sur le malaise de la nuit, où les ténèbres se mêlent et naissent les légendes.
Dans le clair-obscur de la Lune, le voile mystérieux se lève.
Laissant apparaitre
Un fond gris bleuté parsemé d’ocre et de terre de sienne,
Où le ciel reflète l’opale de l’océan.
L’ombre, la lumière révèle,
Mes formes géométriques apparaissent, s’entremêlent,
Dans un tableau où même Picasso n’aurait pas fait mieux.
Quand point le jour, c’est un tableau vermeil qui se dessine.
En quelques instants furtifs on verra du jade qui soulignera toute la grâce de l’accordéon des couleurs
Les rayons du soleil accrochent des volumes sur mon granit rose,
Donnant des arêtes aux poissons d’argents aux écailles scintillantes,
Restant prisonnier dans les failles de mon identité.
Alors ils n’iront pas nager dans la mer émeraude,
Parmi tous les rubans de couleurs qui dansent
Les rescapés des poissons d’argents s’en vont nager plus loin.
Quand les rayons viennent effleurer l’eau,
Les facettes de couleur se métamorphose frôlant la métaphore.
L’eau se teinte de jaune, d’orange, de rouge pour me tirer sa révérence.
La pénombre installe son ombre, le vent se lève.
L’eau tombe pour frapper ma tête,
L’eau heurte mon flanc avec violence pour m’arracher toutes mes richesses.
La violence des éléments s’imposent.
Et c’est bien Moi, la falaise qui se perd dans ce malaise.
